Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:38

Sans-titre-copie-9.jpg

C'est reparti pour nos premières fois du mercredi, vous savez bien, ce rendez-vous informel que se proposent les amis virtuels que sont   MHF,  Cathy,  Emilia,  Sandrine,  MelinaClem,  Cerysette,  Lilith,  Kadel et Béatrice et quelques autres que je n'ai pas oubliés. Cette semaine, nous avons décidé de nous souvenir de notre 

Première nuit blanche

C'est terrible comme cette petite manie de se souvenir s'apparente au confessionnal dans lequel j'usais mes genoux lorsque j'étais enfant : me souvenir m' amêne nécessairement à faire remonter des épisodes que j'aurais préféré oublier. Eh ! oui, vous je ne sais pas, mais moi j'ai vécu des aventures dont je ne suis pas vraiment fier. Mes premières nuits blanches je les dois aux mauvaises fréquentations dont je me suis déjà accusé ici. J'ai passé des nuits entières à rédiger, mettre en page, imprimer des tracts et des brochures dont le contenu m'horrifie maintenant, le souvenir est atroce, même si je peux invoquer l'excuse de la jeunesse, j'avais alors moins de 20 ans et plus de 45 années se sont écoulées. Je pense avoir démontré depuis que mon idéologie a évolué, heureusement. Ce fut l'occasion de découvrir les Gestetner® et leurs stencils électroniques et, peut-être, le goût de publier...

Peu de temps après, plutôt que de continuer à traîner avec de piètres agitateurs politiques, mes goûts me portèrent à fréquenter des chanteurs et des artistes, d'abord dans une association existant : le Club de la Chanson et des Arts qui se réunissait une fois par semaine dans un bar du quartier de l'Opéra, à Marseille, avant de décider avec quelques autres dissidents de fonder notre propre cercle, la Chansonnerie. Ce fut à nouveau l'occasion de passer de nombreuses nuits sans dormir, tout à l'aménagement de notre local et les palabres interminables pour définir le projet dont l'objectif était, bien sûr, d'accéder au plus vite au vedettariat que nous étions persuadés de mériter, un peu comme tout le monde, en quelque sorte. Cette vie de débauche était d'autant facilitée du fait que je n'habitais plus chez mes parents, donc plus besoin de justifier devant qui que ce soit les découchés trop fréquents. Je m'étais à cette époque forgé une règle concernant le sommeil : si je pouvais dormir trois heures, ça suffisait à récupérer suffisamment pour travailler normalement. Si je ne disposais pas de ces trois heures, j'avais convenu avec moi-même qu'il valait mieux ne pas me coucher et qu'une bonne douche serait plus réparatrice qu'un sommeil trop concis... Cette croyance me satisfit pendant quelque temps, jusqu'au jour où je m'endormis au travail, caché derrière ma table à dessin qui était opportunément en position suffisamment inclinée pour que personne ne s'aperçoive de ce somme secret. J'étais malgré tout assez contrit de cet incident, à mon réveil. C'est sans doute ce qui m'amena à abandonner le dessin industriel pour un travail d'animateur, dans l'espoir de faire la journée ce qui dévorait jusqu'alors mes nuits.

Voici un banc rencontré ce matin près de chez moi et qui aurait pu accueillir le somme de celui qu'épuisa une nuit trop courte...

nouveau-0330.JPG

Partager cet article
Repost0

commentaires

J

Trois heures de sommeil te suffisaient ? Eh ben O_O


N'empêche, tu en as fait des choses dans ta vie. Je n'en ferai pas le quart je crois..
Répondre
C

Cela veut-il dire qui s'adonne aux nuits blanches s'abandonne un peu ?
Répondre
P


l'abandon de l'adonné, voilà qui me plait bien, merci Cambroussienne !



L

Y'a rien de pire que le sommeil qui vient quand mon doit travailler!


Et le réveil est tellement plein de culpabilité!!
Répondre
Z

T'as bien mérité une nuit complète papi!
Répondre
M

Joli banc ;-)


S'endormir au travail, ça me rappelle quelque chose...
Répondre

Présentation

  • : Luc Lambert
  • : Qu'aimeriez vous savoir ?
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Y'a des amis

Et en plus, pour qui aime :

Liens