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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:00

Fais moi peur! 

 C'est en résumé ce que se sont dit  ZetteMhfOrfeenixJoufflette,
 
Cortisone, 
Hadalalibella, JulienChrisPetit Scarabée , Cathy et
 Jean-Michel quand il s'est agi d'évoquer nos 
« Premières Fois » de
 Blog-it Express.

 Sans-titre-copie-1.jpg


J'étais un enfant peureux. Lorsqu'on vit à la campagne, tout est source de
terreurs,
le bruit du vent, le silence de la nuit, les craquements des poutres
du plafond, la 
fermière voisine dont on dit qu'elle jette des sorts, ses chiens
qui grognent dès 
qu'on approche de la haie qui sépare leur domaine du nôtre.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous habitions la maison que ma grand mère avait laissé à son fils, mon
père , lorsqu'il 
s'était marié, peu de temps après la fin de la guerre, alors que la
très grave blessure qu'il y avait reçue ne lui permettait ni de loger ni de nourrir
sa famille. Nous habitions toute l'année trois pièces de la maison, et,
dès que commençaient les vacances scolaires, ma grand mère, quelques oncles
et tantes
et surtout de nombreux cousins et cousines arrivaient et occupaient le
reste de la maison la remplissant de rires et de jeux.
 

Cette situation me donnait un ascendant sur mes cousins : j'étais l'occupant
coutumier  
et je connaissais donc mieux les recoins de la maison et les
champs qui l'environnait, ce qui me permettait de jouer les guides pour leur
faire découvrir les secrets que j'avais découverts (ou inventés.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fin d'après midi qu'il faisait beau, j'ai emmené B. le cousin qui m'était le plus
proche , celui dont ma mère disait qu'il était mon jumeau, visiter le 
chêne qui
formait une sorte de mat de misaine
  pour le bosquet en forme de navire qui
ponctuait le centre du  pré derrière la maison. J'avais élu cet arbre comme étant
le mien et j'y passais de longues heures, grimpé sur une branche inclinée qui
figurait le fauteuil transatlantique de mon salon de lecture.
Lorsque nous sommes rentrés, nous avons été frôlés par quelque monstre
terrifiant que nous avons à peine entrevu et nous avons parcouru les derniers
mêtres qui nous séparaient encore de la maison en un temps record.

« Un serpent à plumes, nous avons vu un serpent à plumes »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma mère eut tôt fait de trouver une explication logique à ce qui nous avait tant
effrayés : nous avions croisé une chouette,  affirma-t-elle pour clore l'incident.

Elle peut dire ce qu'elle veut, je crois toujours que Quetzalcóatl est  passé ce
soir là dans le bocage normand.

J'étais un enfant heureux


chouette.jpg quetzalcoatl.jpg

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commentaires

MHF 11/01/2012


Tu y es retourné et tu n'en a plus revu ? des chauves souris peut être ?


Je n'aime pas trop les bois la nuit pour cela... froussarde oui quand même !

Cathy 11/01/2012


Oh quelle chance tu as eu ! Et puis il faut toujours laisser dire les grands, ils n'ont pas l'imagination des enfants, ils ne savent plus rêver. Moi je crois aussi que tu as croisé la route de
QuetzalcoatlQ !

Lilith 11/01/2012


Les enfants sont plein d'une belle imagination qui malheureusement, les abandonnent le plus souvent.


Merci pour ce joli partage!

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