Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 07:00

le-defi à l'abordage

DEFI N° 58

PAPOTAGES

 

Pour ce jour où elle est à la barre,

m'Annette a trouvé son port en bretagne !

Mais les papotages ont lieu partout, 

 et elle nous propose de continuer

le dialogue entamé 

par ces dames!

 LES-FEMMES-PARLENT.jpg

 

 

(illustration de Maryvonne Jeanne-Garrault)

 

Assises sur le pas de la porte,

Françoise questionne Marie:

 

ça s'est bien passé?

 

C'est à vous!

Ma version  des faits le 27 JUIN A 8H00

 

Qu'as tu vu Maria dans la grand ville dimanche ?

-J'ai vu la pluie tomber comme on la voit ici

J'ai vu de pauvres gens et puis j'ai vu aussi

S'envoler dans le ciel une colombe blanche

Au dessus de la Seine près d'un petit carré

De verdure oublié par le vieil architecte

Au coin d'une rue où des odeurs infectes

D'avoir quitté le port me faisait regretter.

Ma Soizic sais-tu comme tu as raison

D'être restée auprès de cette petite île

Et de m'envoyer moi faire la belle en ville

Pour me voir revenir heureuse à la maison.

DSCF7729-.JPG

 

Partager cet article
Repost0
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 07:00

Sans-titre-copie-8.jpg

http://d2ghi3veuw5n4i.cloudfront.net/9f04fed7c825a437ba1c380ffb8d8fe8

Photo trouvée sur Monnuage.fr

Onzième participation au petit jeu que je partage avec 

 Zette, MHF, Orfeenix, Joufflette, Cortisone,HadalalibellaJulien :

raconter le mercredi des premières fois dont on se souvient, qu'on en soit fier ou que ce soit douloureux...

Une première cuite, ce n'est pas à priori un bon souvenir, un de ceux qu'on a envie de partager. On se souvient peut être mieux de la gueule de bois dont elle fut la conséquence que de l'excitation que l'on voulait ce jour là atteindre...

Mai 1968, en formation à la FPA de Marseille-La Treille, après avoir renoncé à obtenir le baccalauréat, je ne faisais pas grêve, mais je m'intéressait malgré tout à ce qui se passait dans les rues et dans les facultés où je n'avais pas su trouver ma place.Mon amoureuse d'alors était une jeune femme, rencontrée dans une soirée cabaret où elle chantait et ou je disais des poèmes. Elle était étudiante à Montpellier et je l'y rejoignais le dimanche.

Ce jour là, il faisait particulièrement chaud et j'avais fait le tour des résidences universitaires, toutes situées dans la périphérie de la ville, à pied, je ne possédais à l'époque aucun autre moyen de locomotion. Je me suis donc retrouvé en fin d'après midi, sur la place de la Comédie, fatigué, assoiffé, voulant sans doute frimer devant quelques connaissances déjà attablées au Café des Négociants lorsque j'y suis arrivé.

Aux Négociants, on servait différentes bières à la pression, en particulier de la Guinness. J'ai commandé, obtenu, payé, bu un verre d'un litre de ce breuvage brun et amer. Et je l'ai rendu, presqu'aussitôt dans les toilettes de cet établissement réputé. Je pense que c'était une cuite, ce n'est pas un bon souvenir...

Partager cet article
Repost0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:28

Dans l'univers de l'enfance pour clôturer cette belle semaine, elle demande :

"le héros de ton enfance"

Je me rêvais en Peter Pan

http://media.giantbomb.com/uploads/0/1111/524902-peter_pan_large.jpg

J'étais plutôt le petit ramoneur

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT7TqHq59kmt47cBLjUkBUvPBgF9bBqxFDpTFohPlxHJpWC0QvLgw

Merci pour cette semaine en/fantine
                                        /chantée

merci Virginie
 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 17:43

 

On n'y coupe pas, à chaque semaine de défi, un jour ou l'autre Virginie B nous interroge sur nos objets.

À chaque fois ça me met mal à l'aise, pourquoi ?

Un peu plus tôt
De Noël le défi IV
Guatemalan worry dolls
Moment de gêne

Pour le thème de demain, elle demande

"Ton objet ludique"

Celui qui te rappelle qu'il n'y a pas que le monde des adultes dans ta vie !

(réel ou imaginaire)

objets.JPG

Oui pourquoi dois-je ressentir à chaque fois cette gène d'avoir à dire que les objets m'oppressent, que je les suspecte toujours d'être trop nombreux, de prendre toute la place, de m'empêcher de refermer mes tiroirs et m'endormir en paix ?

Voilà que m'apparaît enfin la solution, l'explication de cette névrose. Virginie me l'apporte sur un plateau, je n'ai plus qu'à l'accueillir.

  • mon objet ludique, celui qui démontre que je suis resté un enfant, mesdames, je vais enfin vous le dévoiler : C'est mon corps. Eh oui, mesdames, je joue de mon corps ! Tout mon drame est là : je me rends bien compte que cet objet vieillit et que bientôt, ou bien déjà, vous n'aurez plus la moindre idée, la moindre envie, le moindre désir de partager mes jeux avec lui...



    "Ah ! comme j'ai mal de devenir vieux." Boris Vian

Partager cet article
Repost0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 07:00
Je suis tenté souvent de répondre aux défis. Presque toujours, ma paresse m'empêche d'y faire honneur. Je vous le disais la semaine dernière.

Eh bien je vais essayer pour la deuxième fois de répondre aux Jeudis en Poésie de la COMMUNAUTÉ CROQUEURS DE MOTS. Cette fois Nounedeb nous demande « Que peuvent se dire un détective écossais et une jeune bigoudène - écrivez en vers, en prose, en haut -Adige ou bas-breton. Et bien sûr, si vous le préférez, un poème de votre choix. »

Tu parles d'une gageure !

La lande desséchée craque sous les pieds de Mc Musser

Il regrette aujourd'hui de n'être pas abbé

Peggy sa vieille mère

Elle qui parlait aux anges en rêvait il le sait

Pourtant il a choisi, mieux que le séminaire

D'aller dans cette école apprendre à faire enquête.

Plutôt que de prêcher aux belles écossaises

Des histoires de Jésus, voilà qu'il interroge

Pour un  Korrigan qui a passé la Manche

La femme étrange qui cache sous sa coiffe

Un visage poupin, des yeux de porcelaine

On la prétend venue du pays Bigoudin

Intimidé, il ne sait quoi lui dire, regarde ses souliers

Et la remercie d'être là et se taire

La lande desséchée craque sous les pieds de Mc Musser.

 

illustration trouvée sur Dessincretin.com

Partager cet article
Repost0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 07:00

Sans-titre-copie-7.jpg

Et de 10 !
C'est ma dixième participation au petit jeu que je partage avec 
 Zette, MHF, Orfeenix, Joufflette, Cortisone,HadalalibellaJulien :

raconter le mercredi des premières fois dont on se souvient, qu'on en soit fier ou que ce soit douloureux...

Mon premier appareil photo

http://pds.exblog.jp/pds/1/200802/23/28/b0069128_14313973.jpg

Son histoire à un rapport avec ce que je vous racontais pour une précédente première fois : qu'avons nous fait de nos premières payes ?
C'est la deuxième année où j'ai eu un boulot d'été, à Marseille. Cette année là j'ai gagné à peu près le double que la première année. Le salaire sur ma fiche de paye de laveur de voiture dans un station service était à peu près le même que ce lui que m'avait versé la poste mais en plus il y avait les pourboires (eh oui, dans ces temps lointains ça existait encore.)  Je me suis donc retrouvé à la fin du mois d'août possesseur de la somme pharamineuse de 1000 Francs à peu près. Mon papa, à la même époque avait 3000 F de revenu mensuel, entre salaire, pension de guerre, allocations familiales pour nourrir et entretenir la famille de 10 personnes (mon dernier petit frère était né cette année là ou bien celle d'avant, je ne me souviens plus très bien). 

A cette même époque, un magasin extraordinaire s'était ouvert tout en haut de Prado, près de la place Castellane. On y pratiquait le discount , c'était une révolution à l'époque, tout pour fasciner le grand adolescent que j'étais alors. Et je me suis payé mon Nikorex. Une sorte d'ovni : un appareil photo reflex dont l'objectif était fixe : un zoom 85/135, ouverture 1/3.5, cellule au dessus de l'objectif.  Vous pouvez me croire, j'étais fier !

Je l'ai gardé plusieurs années, il a été un bon serviteur, et puis je me je suis fait faucher la première année où je suis venu travailler dans la région parisienne. J'en ai eu d'autre depuis, bien sûr, mais je regrette encore celui là. Voilà pourquoi je voulais vous en parler.


Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 23:16

On n'en est qu'au milieu de la semaine et déjà Virginie B. ne supporte plus d'entendre tous ces enfants s'agiter autour d'elle « Allez donc jouer dehors, ça nous fera de l'air »   

Pour demain elle demande dans l'univers de l'enfance,


"Ton activité extérieure préférée"

J'ai de délicieux souvenirs d'enfance de parties de Balle aux Prisonniers ou bien d'Épervier

      

 

 

 

 

 

 

Maintenant c'est le vélo

velo.JPG

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 15:34

 

Deuxième jour du défi de juin de Virginie B

L'univers de l'enfance (défi 2)

 

thème de demain, dans la série "je regresse" et j'aime ça,  elle demande : 

"Ton dessert préféré (bonbons inclus)"

Dessert.JPG

Que j'aime retomber en enfance, suivant ainsi les aimables injonctions de Virginie ! Vous me direz que je n'ai pas grand effort à faire : on sait bien que je n'en suis jamais tout à fait sorti !
Pourtant j'hésite souvent à parler de mon enfance, de peur de faire trop misérabiliste. Je me souviens que le dimanche, chez mes grands parents, je laissais toujours un petit morceau de viande au bord de l'assiette en disant que ce serait mon dessert. Il n'y avait pas de viande tous les jours !
Le dessert rêvé de cette enfance heureuse, le premier qui me revienne en mémoire, c'est le baba au rhum, lui qui avait l'apparence de la transgression. Les enfants ne boivent pas d'alcool et nous avions droit à ce gâteau dont la sauce sucrée au goût de l'interdit nous faisait rêver d'ivresse et d'orgie !

Aujourd'hui, le vieil homme que je suis soufre de diabète et devrait se contenter de fruits !

J'aime les fruits, les manger ou les peindre.


 

 

Partager cet article
Repost0
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:47

C'est reparti chez Virginie B. Elle va encore nous titiller toute la semaine, nous amener à rechercher dans nos archives tout ce qui a rapport à  l'univers de l'enfance . 
J'
ai failli rater le premier rendez vous, oublier d'aller voir la consigne pour ce lundi, consigne que voici :

"Ton jouet préféré"

jouet.JPG

Sans aucune préparation, photo de la table telle qu'elle est cet
après midi ! J'essaierai de faire mieux dès demain.

Partager cet article
Repost0
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 07:00

 

Gif animal chameau 171061 


Défi n° 57 "HOMOPHONIES  "

Proposé par  Nounedeb

Le jeu des « homophonies approximatives » proposé très régulièrement chez « les Papous dans la tête » sur France-Culture m’inspire l’idée de ce défi :

Imaginez une histoire à votre façon, qui doit commencer par la phrase «  Le chameau était lancé » tiré de Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, et se terminer par la phrase homophonique* de votre choix.

Commencez par trouver une phrase homophonique à « Le chameau était lancé», puis tricôtez un texte pour relier les deux (laissez libre court à votre fantaisie !). Si vous avez plusieurs phrases, vous pouvez les glisser dans votre récit pour corser l’exercice.

 

* Une phrase qui ressemble le plus possible à la première uniquement par les sons. Exemple : La crue du Tage : La bru du mage -- L'élu du stage... 

       Postez votre texte pour Lundi 13 Juin à 8 heures

 

le d-fi

 


Gif animal chameau 171061 «  Le chameau était lancé » Pierre  Bormayet, le maire de Rimadon La Chapelle commençait un des  discours filandreux dont il était friand. Depuis plus de trente ans qu'il régnait sur la petite commune, il avait pris l'habitude de noyer le poisson par de longues péroraisons creuses dont il était persuadé qu'elles faisaient illusion. Personne ne mettait en doute sa parole. Si l'on ne comprenait pas tout ce qu'il disait, c'était qu’on n’était pas assez intelligent pour suivre les méandres de sa pensée. En fin, quand je vous parle de noyer le poisson, il aurait mieux valu ce soir évacuer le poison ! On aurait aimé qu'il évoquât la situation en termes simples plutôt que prononcer une allusion biblique  qui laissa tout le monde pantois : "le soleil lécha Moïse et ses pensées". Quel pouvait être le rapport entre cette allusion sibylline et la collecte de déchets toxiques dans le vieux village ?

Mireille se retenait de bâiller. Elle connaissait suffisamment le chameau pour savoir qu’il allait comme toujours finir par convaincre le conseil. C’est elle qui, dès le lendemain, devrait découvrir les solutions techniques pour que cette puanteur ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Ensuite il lui faudrait encore le convaincre de les appliquer et c’est comme toujours lui qui en tirerait  le profit. Ah !  le chameau est un triste fat mais il a toujours su s’entourer de gens compétents, ce qui a permis son exceptionnelle longévité politique. Quel dommage qu’il les méprisât à ce point ! Mireille ressentait un peu d’amertume. Elle avait vite compris qu’il n’y aurait rien d’intéressant à retenir de ce long discours et n’écoutait  plus tout en restant apparemment attentive. On n'apprend pas ce genre d'attitude dans les écoles d'administration, mais une simple question de survie vous permet de les découvrir, de les inventer très rapidement. Elles font partie de la panoplie de tout secrétariat général qui se respecte.  Son imagination l’entraînait déjà loin de la salle du Conseil municipal. Pourquoi tout le monde l’appelait il le chameau ? Le sobriquet était ancien. Ce ne pouvait être « moche » en verlan. D’abord les garnements de Rimadon ne pratiquaient pas ce langage cryptique il y a si longtemps, et puis l’adjectif ne s’appliquait pas : Monsieur le Maire avait dû être joli garçon, il gardait beaucoup de charme malgré l’usure du temps. Il n’était pas bossu non plus. Il était maintenant un peu vouté mais on ne lui trouvait aucune ressemblance avec quelque camélidé que ce soit. Ou bien alors à un lama : il avait tendance à beaucoup postillonner lors de ses emballements... C'était sans doute  une allusion à son caractère difficile. Encore une approximation, on l’aurait appelé chameau car on le découvrait rosse !  Ou bien, pourquoi pas, son aptitude à toujours retomber sur ses pattes en prononçant des phrases emphatiques lui avait valu d’être comparé à un chat-mot

La séance enfin terminée, elle ne perdit pas de temps en civilités et sortit rapidement de la Mairie. Sur la place, le chat de la concierge passait, l’air accablé. De toute évidence, le chat morne était lassé. Le sourire que lui tira cette idée aurait pu surprendre, mais elle était seule sur le perron. Il faisait un peu frais, elle releva son col, et prit son téléphone : « Jean-Paul, c’est enfin terminé. Je suis épuisée, je rentre tout de suite et je n’ai plus qu’une idée : dénouer mon écharpe molle et t’enlacer ! »  

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Luc Lambert
  • : Qu'aimeriez vous savoir ?
  • Contact

Texte Libre

Recherche

Y'a des amis

Et en plus, pour qui aime :

Liens