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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 22:29
Avertissement

Avertissement

Je serais ravi que mes petites filles lisent parfois mon blog mais, si c'est le cas, je leur demande instamment de sauter cette page sans lire ni regarder ce qui suit : je veux bien assumer, mais quelle honte si elles découvraient cette image de leur grand père ! (Clique ici pour échapper à cette horreur)

Samedi matin, retour à vélo du magasin de bricolage, un peu déçu de n'avoir pas trouvé ce que j'étais allé y chercher. Le temps est agréable même s'il y a un peu de vent. La route défile tranquillement sous les roues de ma vieille bécane. Je suis encore à un peu plus d'un kilomètre de la maison quand je suis pris d'un irrépressible besoin d'évacuer ce que j'ai ingéré la veille. Il faut se rendre à l'évidence : je ne pourrai pas me retenir le temps qu'il faut pour rentrer. Je me souviens encore du jour où, alors que j'étais déjà assez grand, rentrant de l'école, je n'avais pas réussi à contenir une envie comparable. La honte ressentie à revenir auprès de ma famille ainsi encombré du paquet nauséabond qui m'obligeait à marcher jambes anormalement écartées reste cuisante, près de soixante ans plus tard. Heureusement, alors que j'étais en ville lorsque se produisit l'événement lointain que je vous narre, je me trouve en rase campagne quand advient celui qui nous intéresse aujourd'hui. Il m'est donc permis de quitter la route, d'entrer dans un champ de pommes de terre juste ensemencé, de m'approcher de la haie le cloturant, à l'abri de la vue de ceux qui pourraient passer sur le chemin. Il y a bien un tracteur visible dans le champ voisin mais je ne vois personne au volant. Il est presque midi et je peux supposer que son conducteur est parti déjeuner. De toute façon, vous vous en doutez peut-être, ça urge. Le temps de baisser mon pantalon et mon caleçon, je dépose un splendide étron dans les herbes humides. Un mouchoir en papier vient opportunément me permettre d'esuyer mes fesses avant de me rhabiller. Je le plie soigneusement, partie souillée à l'intérieur et le remets à ma poche. En effet si je ne suis pas géné d'avoir déposé mon odorante offrande au coin du champ, sachant qu'elle en aura vite disparu et contribué à le fertiliser, y laisser un papier me semble plus désobligeant. Plus léger peut-être, mais assurément plus sale.

C'est donc le coeur et le colon léger que je reprend la route, tout prêt à oublier cette anecdote sur laquelle, assurément, il n'est pas utile de s'apesantir.

Pourtant, lundi, le surlendemain, rentrant d'une autre promenade solitaire, la curiosité me prend de retourner voir ce qu'est devenue ma production, un peu comme lorsque je reviens voir les petites crottes que sont les articles que je commets dans ce blog. J'espère toujours y découvrir la trace du passage d'un lecteur, d'une lectrice, qui aura été amusé de mes petites conneries et qui aura bien voulu y adjoindre un commentaire...L'article est toujours là, bien sûr, aucune remarque n'est apparente, mais il est pourtant l'objet de visites : deux très jolies mouches dorées s'y livrent à 
ce qui me semble être une parade nuptiale : l'une reste installée sur la matière brune tandis que l'autre se trémousse autour tentant régulièrement des approches et se faisant à chaque fois refouler...

 Lorsque je vis arriver une troisième mouche  observant la scène comme je le faisais moi-même, perchée sur une herbe voisine, je pensai immédiatement "Voici le troisième larron qui va profiter de la situation" et, de fait, peu de secondes s'écoulent avant que l'insecte se précipite sur ce qu'il considère comme une offrande et que, sans le moindre préambule, il se pose sur elle sans provoquer de manifestation de rejet. Il s'installe, prend ses aises sous mon regard atterré ainsi que celui du malheureux boute-en-train et de quelques autres mouches qui ont surgi de je ne sais où.

Voulez vous le savoir les filles ? Ce spectacle scabreux me procura une discrète érection, tant la situation entrait  en résonance avec mon histoire personnelle. Hélas, j'étais seul et je ne pus faire bénéficier une douce amie de ce moment de tendresse dans l'instant ! Il me fallut attendre le soir pour faire part de mon curieux émoi... 

Petite note complémentaire : ma lecture actuelle est "Fugitives", un recueil de nouvelles délicieux d'Alice Munro qui me permet de découvrir l'attrait de sentiments, de sensations strictement féminins qui m'étaient jusqu'ici restés inconnus et j'en éprouve le charme que j'ignorais. C'est peut-être cette révélation qui a provoqué chez moi l'envie de partager avec vous le délire un peu glauque que vous avez pu découvrir ci-dessus.

Comme toujours je suis avide de savoir ce que vous pourrez avoir ressenti à cette lecture et j'attends avec impatience les commentaires que vous voudrez bien m'adresser.

Un peu de scatologie pour bien finir l'avril...
Un peu de scatologie pour bien finir l'avril...
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 18:09

Douglas Kennedy

 

Piège Nuptial, p 163 (traduction Bernard Cohen, edition Belfond)

 

J’étais passionné par ce que je faisais, oui. Parce que cela occupait mes journées, me donnait une raison de me lever le matin, me changeait les idées. Nous passons notre vie à prétendre que nos petites occupations poursuivent une plus haute ambition que la nécessité d’avoir un toit sur nos têtes de quoi nous vêtir et nous sustenter, mais au fond nous nous échinons pour remplir le vide des heures et éviter de considérer ce que notre passage sur terre a d’éphémère, de dérisoire. S’affairer, se stresser, permet d’oublier la futilité lamentable de nos existences, ou  le cul-de-sac dans lequel nous nous débattons. Un cul-de-sac que nous nous sommes invariablement choisi.

 

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 13:52
T'as de beaux yeux tu sais !

T'as de beaux yeux tu sais !

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 20:19

Avril 2014

voici l'épeire due...

Regarde moi les yeux dans les yeux
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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:43

Le 12 mars à 19 h 45, dans les particules fines, ça valait le coup d'oeil !

Lève un peu les yeux
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 22:42

Je me souviens de l'instituteur courroucé qui me tançait :

"Baissez les yeux, petit insolent !"

Je me souviens de ma mère atterrée de me voir rentrer  une fois encore les souliers crottés :

"Il faut toujours que tu marches sur les crottes de chien ! Quand apprendras-tu à regarder où tu mets les pieds ?"

Incorrigible chenapan, je souhaitais garder la tête haute. Il m'a fallu du temps pour convenir que l'on voit de belles choses en regardant plus bas.

Aujourd'hui même en descendant de voiture (qui comprendra pourquoi j'écris si peu)

Du souvenir sans nostalgie.

Un peu plus tard, sous la boite aux lettres :

Du souvenir sans nostalgie.
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 18:59
Premier avril, comme un air de printemps...

Dimanche, ma commune, comme une poignée d'autres, est tombée à droite. Le soleil brille pourtant, on doit peut donc conserver un petit espoir...

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 20:09
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 15:33
Kiev s'embrase

Ces quelques gouttes n'éteindront pas l'incendie !

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 23:02

"il faut rappeler chaque fois que nécessaire que la République française ne peut pas tolérer ces cris, pas plus qu'elle ne saurait laisser passer des slogans 'Dehors les musulmans' ou 'Dehors les Arabes'". Robert Badinter aujourdhui

 

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