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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:10

C'est mercredi, c'est première fois et Cathy nous propose de parler de nos activités extrascolaires !

Voilà un thème qui ne me parle pas. Je ne me souviens pas qu'on utilisait ces mots là lorsque j'étais à l'école, il y a  déjà bien longtemps.

J'ai voulu savoir depuis combien de temps on utilisait l'adjectif  "extrascolaire" pour désigner ce qui se passe autour de la classe, ou dans la classe en dehors du programme, mais le Petit Robert ignore cet article. On l'emploie pourtant bien : chaque année à la rentrée on nous rappelait  l'importance d'avoir une assurance  extrascolaire  et,  à chaque fois,  mon papa répétait que sa "responsabilité chef de famille"   en tenait lieu.

Je crois que j'ai toujours aimé l'école ce qui ne m'a pas empêché de m'y ennuyer beaucoup parfois. A bien y réfléchir, ma première activité extrascolaire  consistait à faire de phénoménales parties de morpion avec mon voisin de pupitre!

 

 

Ce n'est que beaucoup, plus tard que je découvris les ateliers théâtre et autre joyeusetés au sortir de la classe!

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 07:00

le-defi.jpg

Imprudent que je suis, j'ai attendu ce dimanche soir pour découvrir le message que nous adresse la capitaine Tricôtine

Ce n'est qu'un au-revoir,

un adieu, ou carrément la rupture définitive...

Ecrivez votre plus belle " lettre d'adieu "

  en poésie, injures, ou bien pathos ?

(sans en faire un roman) 

A vos coups de plumeaux matelôts !!

Panique, je n'ai pas la moindre envie de quitter qui ou quoi que ce soit ! Je veux pourtant manifester ma fidélité à la   COMMUNAUTE CROQUEURS DE MOTS mais le temps presse et je suis, vous vous en souvenez peut-être, un incorrigible paresseux. Je vais donc vous resservir un petit poème que j'ai écrit sur le vif il y a près de cinquante ans et que je me souviens avoir déjà publié ici ou là...

 

J'ai envoyé ces quelques fleursDSCF4764.JPG
Pour enterrer mon amour mort. 
Pourquoi vouloir chercher des torts ?
À quoi pourraient servir des pleurs ?
J'ai envoyé ces quelques fleurs
Pour enterrer mon amour mort ! 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 22:29
C'est quoi cette publication flash ?

C'est quoi cette publication flash ?

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 07:00
T'es encore passé sous l'échelle !

Pourquoi parler de superstition dans nos Premières fois ? Est-ce  la question que se posent ZetteMhfOrfeenixJoufflette,Cortisone,

 HadalalibellaJulien, Chris,

 PetitScarabée , Cathy,  JeanMichel , 

Justine et quelques autres auquels je pense aussi?

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ma maman était très supertitieuse ! Bien sûr, elle aurait fermement contesté cette affirmation. Les autres pouvaient être superstitieux, pas elle. Elle connaissait le seul véritable Dieu, le Sien, et sa foi la garantissait contre toute croyance païenne ce qui lui permettait en toute innocence d'offrir à les enfants la médaille miraculeuse de Catherine Labouré pour les protéger de toute mauvais influence.

Elle attachait aussi beaucoup d'importance à nous faire acquérir de bonnes manières à table. Si par mégarde on avait renversé du sel sur la nappe, il fallait en prendre une pincée de la main droite et la jeter au dessus de son épaule gauche en disant "Je m'en fiche !". On ne coupe pas le nez du brie, le pain ne doit pas être posé à l'envers sur la table. Pour décalotter son oeuf à la coque, on ne peut utiliser que sa petite cuillère. Utiliser son couteau pour découper la coquille relève du sacrilège. Et puis, surtout, lorsque l'oeuf est mangé, il faut absolument écraser la coquille car chacun sait que les korrigans s'empressent de se loger dans les coquilles restées ouvertes.

Eh bien, voulez-vous que je vous dise ? j'ai gardé cette dernière habitude et je supporte mal que des coquilles d'oeuf partent à la poubelle saus avoir été écrasées au prélable !

 

 

Et vous,  les croyances de vos parents vous ont elles aussi laissé quelque petite manie ?

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 07:00
Chez Première Fois, on parle pas de Fesses !

Pourtant, cette semaine MHF nos suggère d'évoquer notre premier festival. Elle est beaucoup plus assidue que moi dans notre groupe, même lorsque son appétit de voyage la mêne jusqu'aux Pays Bas. Moi, voyez-vous, dès que je m'éloigne de plus de trois cents mêtres de ma base, je néglige mes lecteurs, et je m'étonne ensuite qu'ils soient moins nombreux que je le voudrais ! 

A Tours, dans les années 60 et au début des 70, il y avait  Les Journées internationales du film de court-métrage. En 1970, j'étais en formation de Directeur d'établissement socio-éducatif (excusez du peu !) et nos formateurs avaient choisi, au printemps de cette année là, de nous faire participer à ce festival dont on  pressentait qu'il ne durerait plus beaucoup, tant M. Jean Royer, maire de Tours et père la pudeur était hostile à cette manifestation.

Je me souviens que nous assistions à toutes les projections, installés dans les premiers rangs de la salle. On nous expliquait que c'était ainsi qu'il fallait se placer dans une salle de cinéma, pour mieux pénétrer dans le film, sans être perturbé par le décor de la salle et les réactions des autres spectateurs. Je ne me souviens pas des films qui étaient présentés mais que nous sommes quelques uns du groupe à être allé voir un western dans autre autre salle de la ville le soir où le festival faisait relâche. Je me souviens que j'étais fasciné par une jeune festivalière que nous voyions régulièrement et qui montrait à qui voulait la voir sa longue chevelure blonde, soigneusement coiffée pour paraître authentiquement négligée...

Et vous, chers amis, avez vous des fesses qui valent ?

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 22:43

Les vacances du retraité sont terminées

de retourde retour
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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 21:05

Même après que le soleil se soit caché 

Qui se poursuit

après avoir fait s'épanouir l'aubergine.

Qui se poursuit
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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 23:29

Vous savez quoi  ? Il fait chaud...

C'est la saison
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:25

C'est mercredi, le jour de nos Premières Fois,  cette semaine Lilith nous suggère de nous souvenir de nos premières aventures de navigation... Dans mon enfance, pas d'espace maritime. ma seule connaissance en ce domaine était sans doute littéraire, et quelle littérature, mille milliards de mille sabords ! je vous laisse en juger.

Ma première expérience maritime, je vous en ai déjà parlé ici et on ne peut pas dire que j'en sois fier.

Quand à mon premier voyage en mer, c'était un an ou deux plus tard, quand mes parents eurent l'idée de nous emmener une semaine en Corse. Nous sommes partis de Gènes, parce que le prix était beaucoup plus intéressant (nous étions déjà 9, le coût importait donc). La traversée durait toute la nuit et nous n'avions évidemment pas de cabine : en troisième classe, il faut trouver une place dans les entreponts pour tenter de dormir. A quinze ou seize ans, je n'avais pas vraiment envie de rester avec papa, maman, ma soeur et mes cinq frères et je me souviens avoir passé la nuit à circuler dans le bateau, découvrant et observant le monde nouveau qui s'offrait à moi. C'est un bon souvenir, mais sans doute,  le rôdeur que j'étais cette nuit là a dû paraître suspect à plus d'un voyageur.

 

 
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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 20:56

Je ne suis pas encore rassuré par cette nouvelle formule. Certes, les photos que je voulais vous montrer sont bien apparues dans le billet précédent, mais je n'ai pas encore saisi comment les mettre en page. Alors, je tiens à vous le dire, je vais vous faire aujourd'hui du texte long et filandreux pour tester les possibilités de cet Over-Blog new wave...

J'ai besoin de me rassurer, donc, vous vous en serez aperçu, et qu'existe-t'il de plus efficace pour cela que d'aller au jardin vérifier la maturité des fruits qui apparaissent, confirmant que nous sommes vraiment fin juin et non pas mars comme les giboulées et la piètre température le feraient supposer.

X
 
 

C'est qu'on en arrive à douter de tout, les certitudes qu'on avait acquises au long d'une existence tranquille et monotone. Sous un ciel aussi triste, dans l'espoir toujours déçu d'entrevoir un rayon de soleil, peut-on raisonnablement croire qu'il y aura des cerises ? On croirait que c'est une année sans.

Dédidément, je ne trouve pas comment insérer les images dans le texte.

A ce moment de mes réflexions, je me souviens d'une lecture déjà lointaine : "Encore heureux qu'on va vers l'été" de Christiane Rochefort. En insérant une image en utilisant son adresse URL on arrive à faire la mise en page. Faudrait-il que je commence par enregistrer mes photos sur un autre site que celui-ci afin d'obtenir une URL ? On ne peut pas dire que ça simplifierait l'écriture d'un article, merci Over-Blog, c'est une réussite ! Pour que l'image puisse être vue dans sa dimension originale, il a fallu ajouter le lien avec son URL. Ce n'est toujours pas simple.

Christiane Rochefort nous raconte une classe de cinquième et nous donne ainsi à découvrir et à aimer le monde de ces élèves, tout jeunes adolescents. Cette semaine, sur lemonde.fr j'ai lu avec délectation le récit par Madame Mara Goyet d'une autre classe de cinquième : Mes ados conquérants

Tiens, autre chose que je n'ai pas encore retrouvé dans cette nouvelle formule, c'est comment insérer des caractères spéciaux dans le texte. J'aurais voulu commencer le paragraphe ci-dessus par un "à" majuscule et non par ce "A" bien banal. J'aimerais aussi encadrer mes citations par des guillemets << >> plutôt que les tristes ".

Vous allez me dire que je cherche la petite bête. Vous avez peut être raison, et les Journées du Patrimoine, en septembre dernier, nous ont permis de croiser d'étranges animaux. Je vous en parlerai tout à l'heure, mais tout d'abord permettez moi de partager avec vous une petite chanson qui exprimera mon état d'esprit :

C'était mieux a-vant !

Et puis, avant de pénétrer dans le bestiaire, je vais ajouter ici en citation l'article dont je vous parlais tout à l'heure : Mes Adolescents Conquérants de Mara Guyot, car je crains que le lien que j'ai joint ci dessus ne puisse être utilisé par ceux que ne sont pas abonnés à lemonde.fr

(Au travers des vitraux de l'atelier de peintre de la Martinière à Vaux sur Seine, le paysage prend des apparences surprenantes)

Mes ados conquérants
LE MONDE | 28.06.2013 à 19h54 • Mis à jour le 28.06.2013 à 21h07 |
Par Mara Goyet (Professeure d'histoire-géographie, écrivaine et blogueuse sur Lemonde.fr)

Un léger sentiment d'imposture. Le voyage scolaire a-t-il été pédagogique ? A-t-il seulement été scolaire ? La présence de deux profs et d'une classe est-elle une garantie ? Juré, toute l'année, nous avons bien travaillé. Rien de ce qui concerne la tapisserie de Bayeux ou Guillaume le Conquérant ne nous est étranger. La caution pédagogique versée, nous avons pu partir. Intellectuellement, nous sommes irréprochables. Le problème, ou l'avantage, c'est qu'un voyage scolaire n'est pas qu'un déroulé savant dans l'espace et le territoire, ce n'est pas une traversée intellectuelle motorisée.

Qu'espère-t-on au juste, en partant avec une classe de 5e, de Paris à Hastings, par Falaise, Bayeux et Brighton, sur les traces de Guillaume le Conquérant ? Une reconquête morale de la perfide Albion ? Une prise de conscience historique ? Un enracinement des connaissances ? Une exploitation mobile (car, ferry, shuttle) du cours ? On comprend vite, avant même de partir, que le but sera dans le chemin, que la forme importera tout autant que le fond, qu'il y aura l'Histoire et les histoires, des documents et des sentiments. Un train peut en cacher un autre.

Les premiers symptômes sont apparus la veille du départ. Je pensais juridique, plus pédagogique. Ai-je le droit de donner un comprimé de Doliprane ? Peut-on se blesser avec un audioguide ? La menace est partout. Un noir nuage de responsabilités floues et incertaines, imprévisibles surtout, s'est installé. Je me rassure, il y a des valeurs sûres : je sais, à l'avance, que le premier soir, au Flunch d'Hérouville-Saint-Clair, dans le Calvados, nous aurons une cuisse de poulet, des légumes et de la glace. Avec un tel menu, rien de grave ne peut nous arriver, c'est du solide. Les élèves appréhendent, eux aussi. Ils savent que la préparation théorique a ses limites. On sent le poids de l'Histoire peser sur leurs frêles épaules : comment rechargeront-ils leur portable, sera-t-il possible de prendre une douche sur le bateau ?

6 h 30, nous partons en car. A l'intérieur, la répartition des élèves se fait d'instinct. Il y a ceux du fond, ceux du milieu, ceux qui s'asseyent, devant, près des enseignants. L'organisation spatiale vaut typologie adolescente : agité, survolté, paisible, sage, placide, endormi, hystérique, alternatif. On sait à quoi s'en tenir selon le degré d'éloignement du volant. Belle lisibilité. Mais les repères changent.

Un autre monde, un autre peuple

Au fil du voyage, la classe se nidifie, se fond dans les sièges. Un autre monde, un autre peuple. Les MP3 et iPod se connectent, se mélangent, un réseau se construit, on se branche les uns sur les autres, on se connecte à ses voisins, les fils s'accumulent, les casques s'installent, une masse rhizomique s'élabore, ignorante du paysage qui défile. La nourriture, pourtant interdite, s'accumule : bonbons, chocolat, trésors de guerre des stations-service. Les élèves permutent, changent de position dans le cocon filaire. Quelques kilomètres de trajet en plus et un univers parallèle, organique, digne d'un film de Cronenberg, pourrait advenir (la tôle, l'acier, le sucre, les cordons, les branchements, tout est là). Le corps prend car. Les tables et les chaises sont un souvenir.

Quand le fond de l'autobus risque de faire sécession (souvent ; mais assez calmement et très aimablement), ma collègue et moi nous nous avançons jusqu'à la zone rebelle pour procéder à une extradition. Les quatre sièges derrière le chauffeur (surnommé "la Boule" en hommage caustique au gardien de prison de "Fort Boyard") servent de cellule d'apaisement, de cachot, d'aire de repos. Pour bonne conduite, on peut revenir à des sièges plus éloignés. Ça devient un jeu. Grâce à "la Boule", notre autorité mesurée devient aimable.

Ça tombe bien, mon autorité, j'en ai senti les limites. La nuit, sur le ferry, les élèves couchés par terre dans notre "salon" privatif, la lumière éteinte, le bateau qui tangue, ceux qui s'adonnent à des opérations commando en reptation sur la moquette maritime, ceux qui opèrent des rapprochements sensuels m'ont rappelé l'étroitesse de mon magistère. Je déprime puis me console. Tout ça, c'est du jeu. Tom et Jerry. Variations et extrapolations tout terrain de la relation maître-élève, sur mer et route, vapeur, vitesse, masse et obscurité, jeu de regards et casques audio, "bonne nuit" aux élèves en pyjama d'enfants au seuil de leur chambre. On y gagne en métier. Pour la formation des profs, une nuit avec une classe sur un ferry devrait être obligatoire. En complicité, aussi.

A peine la visite du château de Falaise (Calvados) commence-t-elle que les élèves, descendus du car, débranchés, déconnectés, se montrent curieux, cultivés, spontanés et vifs. Ils sont charmants et s'intéressent à tout. Même intérêt devant la tapisserie de Bayeux. A Hastings, ils escaladent les ruines du château, à Battle, ils courent dans les prés en pente où eurent lieu, en 1066, les combats entre Guillaume et Harold. Le cours se faufile dans les herbes folles.

Pourtant, dans un même mouvement, ils continuent leur vie : histoires de coeur, conflits à répétition, grands écarts d'humeurs, d'amitié et de sentiments (on dirait les hauts et les bas de Michel Serrault dans La Cage aux folles). Certains élèves, qui répondent à des questions ardues sur la féodalité, pastichent à longueur de journée, sans en être complètement dupes, telle héroïne de série américaine ou quelque ado d'American Pie.

Intelligents, cela leur permet d'être un peu bêtes sans l'être pour autant. Leurs conversations sont parfois si consternantes que je me demande comment j'ai pu leur imposer des heures de cours sur l'humanisme ou la Renaissance italienne. La question est pourtant mal posée. Pour cette génération, il ne faut pas penser en termes d'opposition. Le sublime et le grotesque, l'authentique et le superficiel cohabitent chez eux d'une manière inédite. Ils dosent l'ensemble avec maestria. Parfois se plantent. Ils ne modifient rien au contact des adultes. J'aurais été mortifiée, à leur âge, qu'un prof assiste à mes "adolescenteries", à mes sentimentalités. Je mesure le fossé entre eux et nous. Je vois chez eux des choses qui m'éclairent sur l'enseignement et ses conditions de possibilité. Il nous faut jouer de cette dispersion, de cette adolescence en archipel, sans toutefois s'y laisser prendre. Ils jouissent d'une liberté formidable, intrigante pour quelqu'un de ma génération.

Lors de la soirée disco, sur le bateau, ils ont presque tous dansé, de manière magnifique. Ils sont incroyablement à l'aise, confiants. Ils sont heureux, s'amusent, vont se chercher des Coca au bar, comme en boîte (interdite sur terre ferme, le ferry est une parenthèse enchantée). Les chauffeurs-routiers, accoudés au bar devant leur bière, les regardent ahuris. Duègne à l'ancienne, je veille.

Si l'on suit Guillaume le Conquérant, nous empruntons aussi, mentalement, d'autres itinéraires. La conquête dans la conquête : le courant. Trouver une prise, un adaptateur est au coeur de toutes les préoccupations. Enfants comme adultes le vivent comme une obsession. La jauge, la jauge ! C'est moi qui déniche la prise du Flunch. Je la garde jalousement. Une fois en Angleterre, l'adaptateur devient objet de négociations, d'échanges. Au fil des journées, les batteries baissent, s'amenuisent. Celles des élèves, non. Ils ne dorment presque pas et sont toujours en forme.

Mon coeur palpite. Et si...

De mon côté, je poursuis quelques rêves. Un whopper au Burger King. Voeu accompli à Brighton. Un second. J'ai toujours voulu aller dans ce coin d'Angleterre pour voir la maison d'Henry James. Nous sommes à quelques kilomètres de Rye, où il vécut. Je n'ose pas faire de caprice. Coup de chance, première fois et unique fois durant le voyage, le chauffeur ou le GPS se plante. Un détour, nous nous retrouvons à Rye. Mon coeur palpite. Et si...

Les rues sont étroites, des arches assez basses nous bloquent, les habitants s'en mêlent. A vrai dire, ils nous chassent, protestent. Le véhicule recule. Nous reprenons notre chemin. Je n'ai pas vu la maison de l'écrivain mais je comprends mieux ses histoires de fantômes.

Certains élèves me font penser à Courdeténis, l'Egyptien qui confond la légion avec un club de vacances dans Astérix légionnaire. Les sièges inclinables du ferry, c'est mieux ou moins bien qu'une place éco dans un Airbus ? Serons-nous seuls sur le bateau ? Les critiques vont bon train : l'absence de clim, la bouffe. J'aimerais leur faire comprendre qu'il y a aussi, surtout quand c'est provisoire, une joie, un amusement, dans l'inconfort, dans les aspects "roots" de l'aventure. Que dormir comme des porcs, par terre, dans un salon qui sent la chaussette et se réveiller en contemplant la mer puis les bateaux de guerre d'Angleterre, c'est génial. Soyez jeunes, bordel ! Cessez avec votre confort troisième âge (dans les valises : un fer à lisser, du dissolvant, un bonnet en laine, des doudous, un ratatine-ordure) !

Je compte sur l'auberge de jeunesse pour enfoncer le clou, souligner les joies du routard. Pas de chance, c'est un château. On dirait la demeure de Darcy dans Orgueil et préjugés. Il est entouré de forêt, de prairies avec animaux divers, d'étangs, de lacs, de ponts en pierre, il y a un terrain de foot, une orangerie, une chapelle somptueuse, des statues, des massifs de fleurs, des oies. Ah, un élève trouve la douche trop étroite, quand même...

Le voyage se termine. Nous rentrons en France. Je médite. Je me demande si nous avons rempli le contrat. Le contrat intellectuel. Nous avons fait des visites, les élèves ont été attentifs. Ce qu'ils en retiendront ? La soirée disco sur le bateau, celui qui est tombé dans une mare de boue à Battle, le chauffeur, les amours passagères, le foot dans le parc anglais, les conneries faites en douce, quelques phrases vite devenues cultes. Ils auront profité de leur autonomie, de l'absence de leurs parents, ils auront joué aux grands, dansé, couru et rigolé, joué au bord de la mer. Que restera-t-il de 1066, de Guillaume, d'Hastings et de la couronne d'Angleterre ?

Nous sommes assis par terre, dans une navette du tunnel sous la Manche. Nous mangeons d'immondes sandwichs au fromage inclassable. Nous encerclons une voiture anglaise. Ses occupants, un couple, deux chiens, remontent les vitres. Ils n'osent ni bouger ni sortir. Ils n'osent pas non plus regarder le pique-nique des adolescents français, heureux, à l'inaltérable éveil et l'esprit aiguisé. Miracle de l'épopée, ruses de la pédagogie, nous retombons sur nos pieds : des Anglais assiégés ! Jamais nous n'avons été aussi proches de Guillaume le Conquérant. De sa conquête nous avons fait notre aventure. Ouf, nulle imposture !...

Mara Goyet (Professeure d'histoire-géographie, écrivaine et blogueuse sur Lemonde.fr)

lemonde.fr

En voilà de drôles d'animaux !

Tiens ! juste à l'instant, j'ai une pensée pour Jérôme Savary, son Grand Magic Circus et ses Animaux tristes. A quoi ça tient les souvenirs !

Septembre dernier, pour les Journées du Patrimoine nous avons trainé dans les jardins de l'Elysée à la Maison Martinière de Vaux sur Seine en passant par la mairie d' 

Oinville sur Montcient et nous avons cotoyé d'étranges animaux.

 

 

 

 

 

Un mouton placide semblait écouter attentivement le discours du président. 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la terrasse, derrière le Palais, des insectes aussi mystérieux que le Scarabée d'Or côtoient des tortues scrupuleuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrant dans l'édifice, nous somme accueillis par des griffons majestueux asservis à supporter un bureau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En mairie d'Oinville, on brandit fièrement le coq descendu du clocher tout proche.

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à la Martinière, d'hypothétiques hippocampes montent la garde pour cantoner les insectes mordorés à la place que leur a assigné l'artiste qui les a représentés.

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

De retour à la maison, nous retrouvons la chatte fidèle,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le papillon tranquille sur le pêcher

 

 

 

 

et, dans les buissons, l'épeire veille.

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