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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 20:56

Je ne suis pas encore rassuré par cette nouvelle formule. Certes, les photos que je voulais vous montrer sont bien apparues dans le billet précédent, mais je n'ai pas encore saisi comment les mettre en page. Alors, je tiens à vous le dire, je vais vous faire aujourd'hui du texte long et filandreux pour tester les possibilités de cet Over-Blog new wave...

J'ai besoin de me rassurer, donc, vous vous en serez aperçu, et qu'existe-t'il de plus efficace pour cela que d'aller au jardin vérifier la maturité des fruits qui apparaissent, confirmant que nous sommes vraiment fin juin et non pas mars comme les giboulées et la piètre température le feraient supposer.

X
 
 

C'est qu'on en arrive à douter de tout, les certitudes qu'on avait acquises au long d'une existence tranquille et monotone. Sous un ciel aussi triste, dans l'espoir toujours déçu d'entrevoir un rayon de soleil, peut-on raisonnablement croire qu'il y aura des cerises ? On croirait que c'est une année sans.

Dédidément, je ne trouve pas comment insérer les images dans le texte.

A ce moment de mes réflexions, je me souviens d'une lecture déjà lointaine : "Encore heureux qu'on va vers l'été" de Christiane Rochefort. En insérant une image en utilisant son adresse URL on arrive à faire la mise en page. Faudrait-il que je commence par enregistrer mes photos sur un autre site que celui-ci afin d'obtenir une URL ? On ne peut pas dire que ça simplifierait l'écriture d'un article, merci Over-Blog, c'est une réussite ! Pour que l'image puisse être vue dans sa dimension originale, il a fallu ajouter le lien avec son URL. Ce n'est toujours pas simple.

Christiane Rochefort nous raconte une classe de cinquième et nous donne ainsi à découvrir et à aimer le monde de ces élèves, tout jeunes adolescents. Cette semaine, sur lemonde.fr j'ai lu avec délectation le récit par Madame Mara Goyet d'une autre classe de cinquième : Mes ados conquérants

Tiens, autre chose que je n'ai pas encore retrouvé dans cette nouvelle formule, c'est comment insérer des caractères spéciaux dans le texte. J'aurais voulu commencer le paragraphe ci-dessus par un "à" majuscule et non par ce "A" bien banal. J'aimerais aussi encadrer mes citations par des guillemets << >> plutôt que les tristes ".

Vous allez me dire que je cherche la petite bête. Vous avez peut être raison, et les Journées du Patrimoine, en septembre dernier, nous ont permis de croiser d'étranges animaux. Je vous en parlerai tout à l'heure, mais tout d'abord permettez moi de partager avec vous une petite chanson qui exprimera mon état d'esprit :

C'était mieux a-vant !

Et puis, avant de pénétrer dans le bestiaire, je vais ajouter ici en citation l'article dont je vous parlais tout à l'heure : Mes Adolescents Conquérants de Mara Guyot, car je crains que le lien que j'ai joint ci dessus ne puisse être utilisé par ceux que ne sont pas abonnés à lemonde.fr

(Au travers des vitraux de l'atelier de peintre de la Martinière à Vaux sur Seine, le paysage prend des apparences surprenantes)

Mes ados conquérants
LE MONDE | 28.06.2013 à 19h54 • Mis à jour le 28.06.2013 à 21h07 |
Par Mara Goyet (Professeure d'histoire-géographie, écrivaine et blogueuse sur Lemonde.fr)

Un léger sentiment d'imposture. Le voyage scolaire a-t-il été pédagogique ? A-t-il seulement été scolaire ? La présence de deux profs et d'une classe est-elle une garantie ? Juré, toute l'année, nous avons bien travaillé. Rien de ce qui concerne la tapisserie de Bayeux ou Guillaume le Conquérant ne nous est étranger. La caution pédagogique versée, nous avons pu partir. Intellectuellement, nous sommes irréprochables. Le problème, ou l'avantage, c'est qu'un voyage scolaire n'est pas qu'un déroulé savant dans l'espace et le territoire, ce n'est pas une traversée intellectuelle motorisée.

Qu'espère-t-on au juste, en partant avec une classe de 5e, de Paris à Hastings, par Falaise, Bayeux et Brighton, sur les traces de Guillaume le Conquérant ? Une reconquête morale de la perfide Albion ? Une prise de conscience historique ? Un enracinement des connaissances ? Une exploitation mobile (car, ferry, shuttle) du cours ? On comprend vite, avant même de partir, que le but sera dans le chemin, que la forme importera tout autant que le fond, qu'il y aura l'Histoire et les histoires, des documents et des sentiments. Un train peut en cacher un autre.

Les premiers symptômes sont apparus la veille du départ. Je pensais juridique, plus pédagogique. Ai-je le droit de donner un comprimé de Doliprane ? Peut-on se blesser avec un audioguide ? La menace est partout. Un noir nuage de responsabilités floues et incertaines, imprévisibles surtout, s'est installé. Je me rassure, il y a des valeurs sûres : je sais, à l'avance, que le premier soir, au Flunch d'Hérouville-Saint-Clair, dans le Calvados, nous aurons une cuisse de poulet, des légumes et de la glace. Avec un tel menu, rien de grave ne peut nous arriver, c'est du solide. Les élèves appréhendent, eux aussi. Ils savent que la préparation théorique a ses limites. On sent le poids de l'Histoire peser sur leurs frêles épaules : comment rechargeront-ils leur portable, sera-t-il possible de prendre une douche sur le bateau ?

6 h 30, nous partons en car. A l'intérieur, la répartition des élèves se fait d'instinct. Il y a ceux du fond, ceux du milieu, ceux qui s'asseyent, devant, près des enseignants. L'organisation spatiale vaut typologie adolescente : agité, survolté, paisible, sage, placide, endormi, hystérique, alternatif. On sait à quoi s'en tenir selon le degré d'éloignement du volant. Belle lisibilité. Mais les repères changent.

Un autre monde, un autre peuple

Au fil du voyage, la classe se nidifie, se fond dans les sièges. Un autre monde, un autre peuple. Les MP3 et iPod se connectent, se mélangent, un réseau se construit, on se branche les uns sur les autres, on se connecte à ses voisins, les fils s'accumulent, les casques s'installent, une masse rhizomique s'élabore, ignorante du paysage qui défile. La nourriture, pourtant interdite, s'accumule : bonbons, chocolat, trésors de guerre des stations-service. Les élèves permutent, changent de position dans le cocon filaire. Quelques kilomètres de trajet en plus et un univers parallèle, organique, digne d'un film de Cronenberg, pourrait advenir (la tôle, l'acier, le sucre, les cordons, les branchements, tout est là). Le corps prend car. Les tables et les chaises sont un souvenir.

Quand le fond de l'autobus risque de faire sécession (souvent ; mais assez calmement et très aimablement), ma collègue et moi nous nous avançons jusqu'à la zone rebelle pour procéder à une extradition. Les quatre sièges derrière le chauffeur (surnommé "la Boule" en hommage caustique au gardien de prison de "Fort Boyard") servent de cellule d'apaisement, de cachot, d'aire de repos. Pour bonne conduite, on peut revenir à des sièges plus éloignés. Ça devient un jeu. Grâce à "la Boule", notre autorité mesurée devient aimable.

Ça tombe bien, mon autorité, j'en ai senti les limites. La nuit, sur le ferry, les élèves couchés par terre dans notre "salon" privatif, la lumière éteinte, le bateau qui tangue, ceux qui s'adonnent à des opérations commando en reptation sur la moquette maritime, ceux qui opèrent des rapprochements sensuels m'ont rappelé l'étroitesse de mon magistère. Je déprime puis me console. Tout ça, c'est du jeu. Tom et Jerry. Variations et extrapolations tout terrain de la relation maître-élève, sur mer et route, vapeur, vitesse, masse et obscurité, jeu de regards et casques audio, "bonne nuit" aux élèves en pyjama d'enfants au seuil de leur chambre. On y gagne en métier. Pour la formation des profs, une nuit avec une classe sur un ferry devrait être obligatoire. En complicité, aussi.

A peine la visite du château de Falaise (Calvados) commence-t-elle que les élèves, descendus du car, débranchés, déconnectés, se montrent curieux, cultivés, spontanés et vifs. Ils sont charmants et s'intéressent à tout. Même intérêt devant la tapisserie de Bayeux. A Hastings, ils escaladent les ruines du château, à Battle, ils courent dans les prés en pente où eurent lieu, en 1066, les combats entre Guillaume et Harold. Le cours se faufile dans les herbes folles.

Pourtant, dans un même mouvement, ils continuent leur vie : histoires de coeur, conflits à répétition, grands écarts d'humeurs, d'amitié et de sentiments (on dirait les hauts et les bas de Michel Serrault dans La Cage aux folles). Certains élèves, qui répondent à des questions ardues sur la féodalité, pastichent à longueur de journée, sans en être complètement dupes, telle héroïne de série américaine ou quelque ado d'American Pie.

Intelligents, cela leur permet d'être un peu bêtes sans l'être pour autant. Leurs conversations sont parfois si consternantes que je me demande comment j'ai pu leur imposer des heures de cours sur l'humanisme ou la Renaissance italienne. La question est pourtant mal posée. Pour cette génération, il ne faut pas penser en termes d'opposition. Le sublime et le grotesque, l'authentique et le superficiel cohabitent chez eux d'une manière inédite. Ils dosent l'ensemble avec maestria. Parfois se plantent. Ils ne modifient rien au contact des adultes. J'aurais été mortifiée, à leur âge, qu'un prof assiste à mes "adolescenteries", à mes sentimentalités. Je mesure le fossé entre eux et nous. Je vois chez eux des choses qui m'éclairent sur l'enseignement et ses conditions de possibilité. Il nous faut jouer de cette dispersion, de cette adolescence en archipel, sans toutefois s'y laisser prendre. Ils jouissent d'une liberté formidable, intrigante pour quelqu'un de ma génération.

Lors de la soirée disco, sur le bateau, ils ont presque tous dansé, de manière magnifique. Ils sont incroyablement à l'aise, confiants. Ils sont heureux, s'amusent, vont se chercher des Coca au bar, comme en boîte (interdite sur terre ferme, le ferry est une parenthèse enchantée). Les chauffeurs-routiers, accoudés au bar devant leur bière, les regardent ahuris. Duègne à l'ancienne, je veille.

Si l'on suit Guillaume le Conquérant, nous empruntons aussi, mentalement, d'autres itinéraires. La conquête dans la conquête : le courant. Trouver une prise, un adaptateur est au coeur de toutes les préoccupations. Enfants comme adultes le vivent comme une obsession. La jauge, la jauge ! C'est moi qui déniche la prise du Flunch. Je la garde jalousement. Une fois en Angleterre, l'adaptateur devient objet de négociations, d'échanges. Au fil des journées, les batteries baissent, s'amenuisent. Celles des élèves, non. Ils ne dorment presque pas et sont toujours en forme.

Mon coeur palpite. Et si...

De mon côté, je poursuis quelques rêves. Un whopper au Burger King. Voeu accompli à Brighton. Un second. J'ai toujours voulu aller dans ce coin d'Angleterre pour voir la maison d'Henry James. Nous sommes à quelques kilomètres de Rye, où il vécut. Je n'ose pas faire de caprice. Coup de chance, première fois et unique fois durant le voyage, le chauffeur ou le GPS se plante. Un détour, nous nous retrouvons à Rye. Mon coeur palpite. Et si...

Les rues sont étroites, des arches assez basses nous bloquent, les habitants s'en mêlent. A vrai dire, ils nous chassent, protestent. Le véhicule recule. Nous reprenons notre chemin. Je n'ai pas vu la maison de l'écrivain mais je comprends mieux ses histoires de fantômes.

Certains élèves me font penser à Courdeténis, l'Egyptien qui confond la légion avec un club de vacances dans Astérix légionnaire. Les sièges inclinables du ferry, c'est mieux ou moins bien qu'une place éco dans un Airbus ? Serons-nous seuls sur le bateau ? Les critiques vont bon train : l'absence de clim, la bouffe. J'aimerais leur faire comprendre qu'il y a aussi, surtout quand c'est provisoire, une joie, un amusement, dans l'inconfort, dans les aspects "roots" de l'aventure. Que dormir comme des porcs, par terre, dans un salon qui sent la chaussette et se réveiller en contemplant la mer puis les bateaux de guerre d'Angleterre, c'est génial. Soyez jeunes, bordel ! Cessez avec votre confort troisième âge (dans les valises : un fer à lisser, du dissolvant, un bonnet en laine, des doudous, un ratatine-ordure) !

Je compte sur l'auberge de jeunesse pour enfoncer le clou, souligner les joies du routard. Pas de chance, c'est un château. On dirait la demeure de Darcy dans Orgueil et préjugés. Il est entouré de forêt, de prairies avec animaux divers, d'étangs, de lacs, de ponts en pierre, il y a un terrain de foot, une orangerie, une chapelle somptueuse, des statues, des massifs de fleurs, des oies. Ah, un élève trouve la douche trop étroite, quand même...

Le voyage se termine. Nous rentrons en France. Je médite. Je me demande si nous avons rempli le contrat. Le contrat intellectuel. Nous avons fait des visites, les élèves ont été attentifs. Ce qu'ils en retiendront ? La soirée disco sur le bateau, celui qui est tombé dans une mare de boue à Battle, le chauffeur, les amours passagères, le foot dans le parc anglais, les conneries faites en douce, quelques phrases vite devenues cultes. Ils auront profité de leur autonomie, de l'absence de leurs parents, ils auront joué aux grands, dansé, couru et rigolé, joué au bord de la mer. Que restera-t-il de 1066, de Guillaume, d'Hastings et de la couronne d'Angleterre ?

Nous sommes assis par terre, dans une navette du tunnel sous la Manche. Nous mangeons d'immondes sandwichs au fromage inclassable. Nous encerclons une voiture anglaise. Ses occupants, un couple, deux chiens, remontent les vitres. Ils n'osent ni bouger ni sortir. Ils n'osent pas non plus regarder le pique-nique des adolescents français, heureux, à l'inaltérable éveil et l'esprit aiguisé. Miracle de l'épopée, ruses de la pédagogie, nous retombons sur nos pieds : des Anglais assiégés ! Jamais nous n'avons été aussi proches de Guillaume le Conquérant. De sa conquête nous avons fait notre aventure. Ouf, nulle imposture !...

Mara Goyet (Professeure d'histoire-géographie, écrivaine et blogueuse sur Lemonde.fr)

lemonde.fr

En voilà de drôles d'animaux !

Tiens ! juste à l'instant, j'ai une pensée pour Jérôme Savary, son Grand Magic Circus et ses Animaux tristes. A quoi ça tient les souvenirs !

Septembre dernier, pour les Journées du Patrimoine nous avons trainé dans les jardins de l'Elysée à la Maison Martinière de Vaux sur Seine en passant par la mairie d' 

Oinville sur Montcient et nous avons cotoyé d'étranges animaux.

 

 

 

 

 

Un mouton placide semblait écouter attentivement le discours du président. 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la terrasse, derrière le Palais, des insectes aussi mystérieux que le Scarabée d'Or côtoient des tortues scrupuleuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrant dans l'édifice, nous somme accueillis par des griffons majestueux asservis à supporter un bureau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En mairie d'Oinville, on brandit fièrement le coq descendu du clocher tout proche.

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés à la Martinière, d'hypothétiques hippocampes montent la garde pour cantoner les insectes mordorés à la place que leur a assigné l'artiste qui les a représentés.

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

De retour à la maison, nous retrouvons la chatte fidèle,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le papillon tranquille sur le pêcher

 

 

 

 

et, dans les buissons, l'épeire veille.

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 16:04

Nouvelle plate forme, qu'ils disent. Je m'étais habitué à la précedente, saurai-je utiliser celle là ? Je ne trouve déjà pas comment insérer une photographie !

Où en sont les groseilles ?
Où en sont les groseilles ?

Où en sont les groseilles ?

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 07:00

Quoi ? ne me dites pas que c'est à nouveau mercredi, le jour des Premières Fois. Ne me dites pas non plus que Cathy nous a proposé cette semaine de nous souvenir de notre premier blog, que MHF a approuvé ce choix bientôt suivie par Lilith qui soutenait pourtant mordicus que nous avions déjà traité ce sujet. Ne me le dites pas parce que c'est vrai. En voilà une drôle d'idée...

Capturer-copie-15.JPG(Clique sur l'image pour l'agrandir)

Je me suis lancé le 6 février 2005, sans doute parce que je m'ennuyais, par pure curiosité, pour tester l'outil que me proposait lemonde.fr et la passion me tient encore...

Elle me donne la joie de communiquer avec vous et je l'en remercie.

Ça c'est du blog, vous en conviendrez !

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 16:52
... et entre deux averses, en juin 2013.
nouveau 0574
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 16:05

                                    Aujourd'hui c'est mercredi, le  jour où avec  ZetteMhfOrfeenixJoufflette,Cortisone, HadalalibellaJulien,
 Chris,
 Petit Scarabée , Cathy et Jean-Michel , Justine, et quelques autres, nous avons pris l'habitude de nous souvenir de nos premières fois et de nous les raconter. Et puis voilà que cette semaine, c'est moi qui ai proposé le thème : 
« La première fois où tu t'es cru(e) perdu(e) »
Ah ça, on peut dire que c'est une idée ! Qu'est-ce que je vais bien pouvoir trouver à vous raconter ? Je vous jure, il y a des fois où je me maudis... Pas vous ?

nouveau-0503.JPG

Je suis vraiment incapable de me souvenir d'un premier égarement. Il me semble que j'ai consacré mon existence à marcher juste à côté de mes souliers, peut-être pour assumer ma facette provocatrice, plutôt parce que je ne sais pas faire autrement.

Il me faut l'avouer, j'aime me perdre en me lançant comme ici dans un propos dont je ne maîtrise en rien le défilement, au risque de décourager mes éventuels lecteurs par des digressions insipides.

J'aime braver les interdits et je me souviens que le chemin de ma première école était beaucoup plus court en délaissant les méandres de la route ordinaire  pour s'engager, au passage à niveau, sur l'allée sablée longeant la voie ferrée qui rejoint le village en ligne droite.

J'aime quitter les itinéraires bien connus pour emprunter des sentiers mystérieux où l'on risque à chaque détour être confronté à l'inattendu.

J'aime m'engager dans des voies signalées comme  impasses, pour découvrir que le piéton où le cycliste que je suis alors  peut découvrir un passage au bout du cul-de-sac.

Je me souviens que, du temps où j'écrivais des poèmes, j'imaginais pouvoir les publier dans un recueil que j'aurais appelé Epars, déjà le goût du paradoxe.

Se perdre est un plaisir solitaire que je continue à pratiquer assidûment et dont la satisfaction n'égale guère que celle de se retrouver. Et lorsque je ne suis plus seul mais accompagné de mes petits enfants,  j'aime les emmener dans le bois où jamais nous ne nous perdons.

 

Epars

Je m'éparpille aux quatre coins
De destinées problématiques,
Garde mes goûts fantomatiques 
Et je m'égare de loin en loin.

Je divague le long de voies
Qui sont peut-être mal famées 
Mais que je choisis animées 
De présences qui me choient.

Si je m'égare bien souvent
Ne m'en tenez pas trop rigueur :
N'en serai pire ni meilleur,
Tout ces mots ne sont que du vent ! 


http://envladesphotos.blog.lemonde.fr/files/dscf4378_2.JPG

 


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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:27

C'est ce qu'on affirme à l'enfant qui reste taciturne, alors qu'il pense seulement n'avoir rien d'intéressant à raconter...

Eh oui, mes amis des Premières fois, je suis resté bien longtemps silencieux, ne m'en voulez pas trop,
ZetteMhfOrfeenixJoufflette,Cortisone, HadalalibellaJulien,
 ChrisPetitScarabée , Cathy,  JeanMichel , Justine et les autres que je n'oublie pas, même si je ne les cite pas aujourd'hui. Je me suis tu ces dernières semaines, soit parce que j'étais absent, parceque je n'avais rien à dire qui puisse importer, soit, plus simplement par paresse.Capturer-copie-14 J'aurais pu vous mentir le 24 avril, j'ai ramé en vain le 22 mai, je suis resté ébahi la semaine dernière.

Cette semaine, c'est Lilith Lo qui nous suggère de nous souvenir la première fois où l'on a été volé... Pourquoi tant de cruauté, faut-il vraiment retrouver la trace de ces moments si douloureux ?

Jeune adulte,  je persistais à suivre la philosophie de ma maman qui consistait à ne jamais fermer la porte car , disait-elle :

  –«Si un voleur trouve la porte ouverte, il comprendra tout de suite qu'il n'y a rien à voler...»

Je ne fermais donc pas à clé la chambre de la Maison des Jeunes de Clichy où j'étais logé en 1969, jusqu'au jour où l'on m'a piqué mon appareil photo, mais ça, je vous l'ai déja raconté :


 

Sans-titre-copie-7.jpg

Et de 10 !
C'est ma dixième participation au petit jeu que je partage avec 
 Zette, MHF, Orfeenix, Joufflette, Cortisone,HadalalibellaJulien :

raconter le mercredi des premières fois dont on se souvient, qu'on en soit fier ou que ce soit douloureux...

Mon premier appareil photo

http://pds.exblog.jp/pds/1/200802/23/28/b0069128_14313973.jpg

Son histoire à un rapport avec ce que je vous racontais pour une précédente première fois : qu'avons nous fait de nos premières payes ?
C'est la deuxième année où j'ai eu un boulot d'été, à Marseille. Cette année là j'ai gagné à peu près le double que la première année. Le salaire sur ma fiche de paye de laveur de voiture dans un station service était à peu près le même que ce lui que m'avait versé la poste mais en plus il y avait les pourboires (eh oui, dans ces temps lointains ça existait encore.)  Je me suis donc retrouvé à la fin du mois d'août possesseur de la somme pharamineuse de 1000 Francs à peu près. Mon papa, à la même époque avait 3000 F de revenu mensuel, entre salaire, pension de guerre, allocations familiales pour nourrir et entretenir la famille de 10 personnes (mon dernier petit frère était né cette année là ou bien celle d'avant, je ne me souviens plus très bien). 

A cette même époque, un magasin extraordinaire s'était ouvert tout en haut de Prado, près de la place Castellane. On y pratiquait le discount , c'était une révolution à l'époque, tout pour fasciner le grand adolescent que j'étais alors. Et je me suis payé mon Nikorex. Une sorte d'ovni : un appareil photo reflex dont l'objectif était fixe : un zoom 85/135, ouverture 1/3.5, cellule au dessus de l'objectif.  Vous pouvez me croire, j'étais fier !

Je l'ai gardé plusieurs années, il a été un bon serviteur, et puis je me je suis fait faucher la première année où je suis venu travailler dans la région parisienne. J'en ai eu d'autre depuis, bien sûr, mais je regrette encore celui là. Voilà pourquoi je voulais vous en parler.


 

La chasse à l'enfant from ggdou on Vimeo.

Je rêve encore d'un monde sans voleurs !
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 16:57

collage_2013-05-16_17-41-06.jpgLorsque l'été tarde à venir, on part devant soi, en quête d'un rayon de soleil...

Image du Blog petitemimine.centerblog.net

Je me suis permis de capturer ce "Gif-soleil" chez Petitemimine que je remercie.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:00

C'est curieux, les associations d'idées ! Cette semaine, pour nos Premières fois, MHF nous suggère de trouver une idée autour du soleil dont on aperçoit enfin le nez à la fenêtre...

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Aussitôt, j'associe cette demande au souvenir du Temple du Soleil, un album de Tintin que me faisait découvrir mon cousin Bruno. Ah ! Tintin, LA bande dessinée qu'on avait le droit de lire lorsque j'étais enfant.

Je me propose donc d'évoquer mes premiers émois en bande dessinée. J'ai l'impression que ce qui apparait pourtant si futile a son importance dans la construction de nos personnalités. La découverte d'une forme exotique correspondant aux schemas qui nous étaient imposés a contribué à déterminer les adultes que nous sommes devenus.

Ce n'est pourtant pas avec Tintin que j'ai d'abord découvert les personnages dessinés qui nous racontaient des histoires. Mon papa était lecteur de L'Aurore et tout jeune, je découvrais avec bonheur les bandes quotidiennes de Blondie et Dagobert, de la Famille Illico et du Fantôme qui venaient taquiner mon imaginaire...

collage_2013-04-17_00-49-34.jpg

Et toi, quels souvenirs de petits Mickey ?

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:00

Grosse paresse donc pour nos premières fois. Cette semaine Cathy nous suggère de nous souvenir de nos débuts de conducteur automobile.

Sans-titre-copie-3.jpg

Je me souviens avoir déjà traité le sujet le 25 mai 2011 ; nous avions alors convenu de parler de notre première auto et, comme cela m'arrive parfois, j'avais quelque peu détourné le sujet, dans la seule perspective de me montrer brillant à peu de frais. (Vous avez le droit de me traiter d'escroc)

Comme j'ai beaucoup de complaisance en ce qui me concerne, je trouve que j'avais assez bien réussi dans l'exercice et aujourd'hui, je me contente de recopier mon post de l'époque. La flemme me fait parfoir commettre des bassesses !


Mercredi 25 mai 2011

 

 

logo110-copie-2.jpg

"Eh bien, papi, aurais tu du retard à l'allumage ? Faut-il que l'on te prête une manivelle ?" La jeune femme se gausse, elle sait bien qu'en fait ce retard est simplement dû à l'innocente vexation du vieillard que MHF n'a pas trouvé assez original la semaine dernière !

La coupe maison, on y a tous droit enfant ;-)

Commentaire n°5 posté par MHF il y a 5 jours à 20h35

C'est vrai, qu'est ce que je suis banal ! 

Réponse de papiluc il y a 5 jours à 22h30

Il m'est difficile d'évoquer ma première voiture, simplement parceque je n'arrive pas à choisir celle dont je vais vous parler. Je me souviens de la première voiture à friction que m'avait offert mon oncle Gérard, le plus jeune frère de mon père qui rentrait du Maroc pour nous présenter la belle dame corse qu'il avait épousé là bas à l'insu de ses parents... J'avais peut être déjà quelques Dinky Toys, mais celle là fut vraiment une première dont je me souviens encore.

Je me souviens aussi de la première voiture que j'ai conduit dans les pentes de la Vallée de la Grande Chartreuse. C'était la 2CV d'un certain Bernard avec lequel j'étais parti un été en camp d'adolescent avec quelques camarades du lycée, les Jeunes Étudiants Chrétiens, première manifestation d'indépendance vis à vis de la famille qui rejetait toute appartenance à un groupe quel qu'il soit. Je n'avais jamais été tenté d'essayer avant, alors que mes deux frères plus jeunes que moi manoeuvraient déjà régulièrement la 4CV de notre papa dans la petite rue tranquille que nous habitions alors.

Je pourrais aussi vous parler de la Daf 44 que possédait ma princesse lorsque je la courtisais. Cette voiture automatique que je conduisais alors que je n'avais pas de Permis. Il ne m'était pas venu à l'esprit de me présenter à cet examen, alors que je n'avais ni les moyens ni le désir de me payer une voiture. Je vous raconterais alors que j'ai été contrôlé à un barrage de police, une nuit de l'hiver 1970-71. Après que j'ai cherché en vain je permis que je ne possédais pas dans toutes mes poches, le jeune CRS qui me contrôlait, après m'avoir bien embêté,  je n'en menais pas large, finit par me dire "Demandez donc à mademoiselle de prendre le volant. Cela nous évitera de vérifications qui sont toujours fastidieuses" avant de nous laisser partir sans autre forme de procès.

Il faudrait aussi évoquer la première voiture que j'ai acheté, une 2CV, encore une fois, vendue d'occasion 1000 F, soit environ un mois de mon salaire de l'époque. Je n'avais toujours pas le Permis et je regrettai vite ce coup de tête et, heureusement, mon chêque fut refusé par la banque ce qui me permit de renoncer à cet achat sans que le garage puisse s'y opposer.

Voilà, mes amis de la première fois ZetteMHF, Orfeenix, Cortisone

HadalalibellaJulien et Lilith  , je vous laisse choisir la première voiture que vous préférez.

Vous savez quoi : j'avais oublié Joufflette  

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:00

Cette semaine nous avons changé d'heure pour une hypothétique économie de pétrole.

Nous voici confrontés à la mesure du temps et j'ai proposé aux joyeux amis (MHFCathy,Lilith,  Joufflette, Emma, Sandrine, Justine par exemple), de rechercher le souvenir de quand nous avions ressenti pour la "Première Fois" la blessure du temps qui passe.

Un peu trop philosophique, objecte Cathy, mais je persiste et signe, je n'ai jamais craint de passer pour l'intellectuel de service !

Y a-t-il seulement des premières fois ? Renforçons encore la note en citant Marguerite Yourcenar : 

« Tout moment est dernier, parce qu'il est unique »

Quand on est petit, on ne ressent pas la durée mais on a déjà son rythme, on sait très bien sans l'avoir jamais appris rappeler à ses parents que c'est le moment de manger ou bien celui de dormir. Puis l'on grandit,  le temps des autres nous est imposé et c'est alors qu'on se rend compte qu'on ne maîtrise plus, que ni les parents ni les autres adultes ne sont disposés à accepter nos « Attends ! » qui voudraient pourtant différer le moment. C'est à ce prix là qu'on conquière les galons de personnes respectables qui nous permettront à notre tour d'imposer notre rythme à des enfants qui le ressentiront comme abusif...

Ah, le temps nous  abuse ! 

Moi je me suis contenté d'abuser de votre gentillesse et vous ennuyant avec ces conneries confuses et même pas drôles !

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